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À propos du lama croisé

Les lamas croisés proviennent de croisements contrôlés ou spontanés entre lignées de lamas, et parfois entre lamas et alpagas. Ce sont des camélidés sud-américains robustes et intelligents élevés pour la fibre, le portage, la garde de troupeaux et la compagnie.

Un lama croisé est un lama domestique (Lama glama) dont la parenté regroupe deux lignées ou plus sans sélection généalogique documentée, ou dont l'ascendance mêle plusieurs types reconnus de lamas. En pratique, la plupart des lamas hors des programmes d'élevage structurés sont des individus croisés. L'ascendance peut combiner le type Ccara (classique), à poil court et face dégagée, avec le type Tampuli (Lanuda), à toison abondante, ou encore inclure des croisements avec des alpagas, donnant des animaux qu'on appelle parfois huarizos.

Aucune norme unique ne les définit, ce qui se traduit par une grande variabilité de longueur de poil, de taille corporelle et de qualité de fibre. La plupart des adultes s'inscrivent dans la fourchette typique du lama, bien que les individus ayant une ascendance alpaga notable soient plus petits et plus laineux. Les qualités de travail qui font la valeur du lama, notamment le calme, l'assurance en terrain accidenté et l'endurance, se retrouvent dans l'ensemble de la population croisée, car ces traits sont partagés par tous les lamas domestiques indépendamment du type.

Les lamas croisés représentent une part importante de la population totale en Amérique du Nord, en Europe et en Australasie, régions où le cheptel fondateur provenait souvent d'Amérique du Sud sans sélection rigoureuse de type. On les élève dans des fermes et des petites exploitations pour la production de fibre, comme animaux de bât, comme gardiens de troupeaux de moutons et de chèvres, et comme animaux de compagnie.

Faits en bref
CaractéristiqueDétail
OrigineLignées de lamas domestiques sud-américains (distribution mondiale)
Taille et poidsGrand (100 à 200 kg; varie selon l'ascendance)
Durée de vie15 à 25 ans
Groupe et rôleCamélidé de bât, de fibre, de garde et de compagnie
Compatible avecAutres lamas et alpagas; fermes et propriétés rurales

À qui convient-il

Le lama croisé convient aux propriétaires qui souhaitent un camélidé polyvalent et robuste sans exiger un pedigree enregistré. Il est pratique dans les petites fermes et les propriétés rurales où le portage, la récolte de fibre ou la garde de troupeaux sont nécessaires, ainsi que pour les propriétaires qui préfèrent adopter des animaux issus de troupeaux existants plutôt que de s'approvisionner chez des éleveurs spécialisés. Il a besoin d'un enclos sécurisé, de la compagnie d'au moins un autre camélidé et de soins courants; il ne convient pas aux milieux urbains confinés.

Histoire et origine des lamas croisés

Les lamas croisés sont apparus après des siècles de reproduction non encadrée au sein des populations sud-américaines, et se sont multipliés après l'exportation mondiale des lamas sans sélection stricte de type.

Les lamas ont été domestiqués à partir du guanaco sauvage (Lama guanicoe) dans les hautes Andes de l'actuel Pérou et de la Bolivie il y a plusieurs milliers d'années. Les données archéologiques indiquent que cette domestication remonte à au moins 5 000 à 6 000 ans, ce qui fait du lama l'un des premiers animaux domestiqués des Amériques. Dès les débuts de leur histoire domestique, les lamas existaient en types distincts. Les éleveurs andins reconnaissaient le Ccara à poil court comme type de travail et de bât, et le Tampuli ou Lanuda, plus laineux, comme type à fibre. Ces types étaient parfois maintenus séparément dans certaines communautés, mais dans de nombreuses situations d'élevage, les deux cohabitaient et se reproduisaient sans contrôle strict, produisant des individus croisés couvrant toute la gamme intermédiaire de longueurs de poil et de conformations corporelles.

Sous l'État inca et tout au long de la période coloniale, les troupeaux de lamas comptaient des millions d'individus et servaient d'animaux de bât principaux sur le réseau routier andin. La gestion des populations était pragmatique plutôt qu'axée sur la race, et le brassage naturel entre types était courant partout où de grands troupeaux pâturaient des terres communales.

Une autre catégorie d'individus croisés est apparue par le croisement des lamas avec leur proche parent l'alpaga (Vicugna pacos). Ces croisements, appelés huarizos lorsqu'un mâle lama est père d'un petit né d'une mère alpaga, et mistos dans le sens inverse, visaient à combiner la taille du lama à la finesse de fibre de l'alpaga. La fertilité des hybrides est réduite mais non nulle, et les populations de huarizos existent en Amérique du Sud depuis des siècles.

L'exportation de lamas vers l'Amérique du Nord a véritablement commencé dans les années 1970 et s'est amplifiée tout au long des années 1980 et 1990. Les premiers importateurs choisissaient leurs animaux auprès de sources sud-américaines variées, souvent sans registres de pureté de type. La population fondatrice nord-américaine était donc génétiquement mélangée dès le départ. Les reproductions ultérieures en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande ont continué de mêler les caractéristiques Ccara et Tampuli, produisant une large population d'animaux qui ne correspondent pas exclusivement à l'un ou l'autre type.

Aujourd'hui, des registres de races de lamas existent dans plusieurs pays, mais les animaux enregistrés ne représentent qu'une fraction de la population mondiale. La majorité des lamas hors d'Amérique du Sud, et une portion non négligeable à l'intérieur même du continent, sont des individus croisés.

Apparence du lama croisé

Les lamas croisés présentent une grande variabilité de longueur de poil, de taille et de couleur. Leur apparence reflète le mélange Ccara-Tampuli, et les individus issus de croisements avec des alpagas peuvent s'en distinguer davantage par la toison et la conformation.

Aucun aspect physique unique ne définit un lama croisé. La variation la plus visible concerne la longueur et la densité du poil, qui peut se situer n'importe où entre le Ccara à face dégagée et à poil court et le Tampuli fortement lainé. Bon nombre d'individus croisés portent une toison corporelle de longueur moyenne, avec une face et des membres partiellement lainés, et certains arborent un toupet ou une crête de fibres plus longues sur la tête. La conformation suit le gabarit typique du lama dans la plupart des cas: un long cou dressé, une tête en forme de coin avec des oreilles recourbées en banane et de longues pattes à deux doigts munis de coussinets.

La taille est variable mais s'inscrit généralement dans la fourchette normale du lama. Les animaux ayant une ascendance alpaga notable ont tendance à être plus petits, avec un corps plus arrondi, des membres plus courts et une face plus émoussée. La couleur est très variable chez tous les individus croisés, car aucune pression de sélection n'est exercée sur la couleur du pelage dans les troupeaux non enregistrés.

Fourchettes physiques typiques chez les lamas croisés
CaractéristiqueFourchette typique
Hauteur au garrot1,0 à 1,2 m
Hauteur à la tête1,5 à 1,9 m
Poids100 à 200 kg (plus faible chez les croisements alpaga)
Longueur du poilCourt à très long; couverture du corps et de la face très variable
Type de fibreDominant en poils de couverture grossiers jusqu'à fibre fine (chez les animaux à influence alpaga)
CouleursBlanc, fauve, brun, gris, noir, rouan, pie, tacheté; toute combinaison possible

Variation du pelage

Le degré de lainage sur la face et les membres est l'indicateur visuel le plus clair du type d'origine. Un individu à face et membres dégagés porte davantage d'influence Ccara; celui dont la face, le front et le haut des membres sont abondamment lainés porte davantage d'influence Tampuli. Les animaux intermédiaires, qui constituent la majorité dans les troupeaux croisés, présentent une couverture partielle. La finesse de fibre varie également: les animaux avec moins d'ascendance alpaga produisent une toison plus grossière adaptée aux tapis et aux cordages, tandis que ceux avec plus d'influence alpaga peuvent produire une fibre assez fine pour être filée en vêtements.

Tempérament du lama croisé

Les lamas croisés partagent le tempérament calme, curieux et intelligent commun à tous les lamas domestiques. Le tempérament individuel varie selon l'historique de manipulation et l'ascendance, mais la base comportementale de l'espèce est constante.

Le tempérament fondamental du lama domestique est largement constant d'un type à l'autre et chez les individus croisés. Les lamas sont calmes, curieux et vigilants. Ils observent attentivement leur environnement, retiennent les expériences de manipulation et répondent bien aux routines régulières appliquées sans pression. Un lama croisé habitué aux contacts humains dès le jeune âge est généralement facile à licouler, à mener en laisse et à soigner.

Envers les personnes, la plupart des lamas croisés sont tolérants et doux plutôt que démonstratifs sur le plan affectif. Ils maintiennent une courte distance personnelle avec les manipulateurs familiers et sont attentifs, sans être agressifs, avec les étrangers. Cracher est un signal de communication intraspécifique normal, utilisé principalement pour des questions de nourriture ou de rang. Ce comportement est rarement dirigé vers les humains, surtout lorsqu'un animal se sent acculé ou est manipulé brusquement.

Avec les autres animaux, les lamas sont des espèces de troupeau et souffrent de l'isolement. Les individus croisés gardés avec des moutons ou des chèvres adoptent souvent un rôle de gardien, se positionnant en bordure du troupeau et signalant, voire affrontant activement, les prédateurs comme les chiens et les renards. Ce comportement n'est pas enseigné; il reflète une vigilance naturelle et une propension à chasser les animaux inconnus.

Les différences comportementales entre individus croisés tiennent davantage à la manipulation précoce qu'à la lignée. Les animaux ayant eu peu de contact humain durant leurs premiers mois sont plus difficiles à gérer adultes. Les lamas croisés gérés de façon constante sont généralement aussi dociles que n'importe quel type enregistré.

Évaluations typiques des traits (1 = faible, 5 = élevé)
TraitÉvaluation
Affection envers les manipulateurs3
Niveau d'énergie3
Aptitude à l'apprentissage4
Tendance à vocaliser2
Instinct de garde4
Perte de fibre2 à 4 (selon le type de pelage)

Soins du lama croisé

Les lamas croisés sont robustes et demandent relativement peu d'entretien. Les besoins essentiels comprennent un enclos sécurisé, un abri sec, des camélidés compagnons, des soins courants des sabots et des dents, et la tonte pour les individus à toison abondante.

Les soins quotidiens suivent les exigences standard de tous les lamas domestiques, avec des ajustements selon la longueur individuelle du poil et l'utilisation de l'animal. Les individus croisés très lainés ont besoin d'une tonte annuelle; ceux à poil court peuvent n'avoir besoin que d'une taille légère ou d'aucune tonte du tout. La diversité génétique du croisé ne modifie pas sensiblement les exigences en matière de soins.

Tâches de soins et fréquence
TâcheFréquenceRemarques
Tonte ou tailleUne fois par an (printemps)Indispensable pour les animaux très lainés; facultatif pour les individus à poil court
Taille des ongles2 à 4 fois par annéeLes deux doigts de chaque pied; des ongles trop longs causent des boiteries
Brossage et inspectionMensuellement ou au besoinÉlimine les débris; permet l'inspection de la peau et du pelage
Examen dentaireUne fois par anTaille des dents de combat chez les mâles entiers; vérification des malocclusions
Suivi parasitaireToutes les 8 à 12 semainesNumération des œufs dans les selles; vermifugation ciblée selon les résultats
Évaluation de l'état corporelMensuellementViser un score de 3 à 4 sur une échelle à 5 points
Bilan vétérinaireUne fois par anVaccinations selon les recommandations régionales; examen dentaire et oculaire
Inspection des sabotsMensuellementVérifier les fissures, la surcroissance ou les corps étrangers entre les doigts
Vérification de l'eauQuotidiennementEau propre et fraîche en permanence; les lamas boivent 4 à 8 litres par jour

Environnement et logement

Les lamas croisés sont robustes et tolèrent bien le froid et l'altitude. Ils ont besoin d'un abri sec et bien ventilé, suffisamment grand pour que tout le groupe puisse se tenir debout et se coucher à l'aise, d'un coin ombragé en été et d'une protection contre la pluie chassée par le vent. La clôture doit avoir entre 1,2 et 1,5 mètre de hauteur et être exempte de barbelés à la hauteur des lamas, qui peuvent blesser la fibre et la peau. Le pâturage doit être inspecté pour repérer les plantes toxiques, notamment le séneçon jacobée, l'if, le rhododendron et la fougère aigle. Ne jamais garder un lama seul. Un minimum de deux camélidés est nécessaire au bien-être des animaux.

Exercice et activité

Un pâturage adéquat fournit la majeure partie de l'activité physique dont les lamas ont besoin. Les animaux de bât bénéficient de marches de conditionnement régulières et de séances d'entraînement chargé. Les animaux de garde qui patrouillent avec un troupeau restent actifs grâce à leurs rondes. Les lamas gardés au pâturage sans rôle particulier doivent quand même disposer d'espace pour courir, jouer et se rouler dans la poussière.

Nutrition et alimentation du lama croisé

Les lamas croisés sont des pseudo-ruminants efficaces dont l'alimentation repose sur des fourrages de bonne qualité. Les céréales sont réservées aux animaux de travail, en croissance, gestants ou en lactation. Une supplémentation minérale adaptée à la région est généralement nécessaire.

Les lamas ont un estomac à trois compartiments et digèrent efficacement les fibres, ce qui leur permet d'extraire une bonne valeur nutritive d'un fourrage insuffisant pour des bovins ou des chevaux de même poids corporel. La base de l'alimentation est le pâturage de graminées et le foin de graminées. Les lamas croisés n'ont pas des besoins nutritionnels différents des types enregistrés; les besoins varient selon le stade de vie, la charge de travail et l'état corporel, non selon l'ascendance.

L'obésité est un problème fréquent chez les lamas gardés sur des pâturages riches sans exercice suffisant ni restriction de fourrage. Un score d'état corporel de 3 sur une échelle à 5 points est la cible pour la plupart des adultes. Les côtes doivent être palpables avec une légère pression mais pas visibles. Les animaux en surpoids courent un risque plus élevé de stress thermique et de problèmes métaboliques.

Les carences minérales sont courantes dans beaucoup de régions. Le sélénium, le cuivre et le zinc sont souvent en dessous des besoins des lamas dans les pâturages et le foin. Un minéral vrac formulé pour les camélidés ou spécifique aux lamas et alpagas comble la plupart des lacunes régionales. Éviter les minéraux pour ovins, dont la teneur en cuivre est plafonnée en dessous des besoins des camélidés.

Guide d'alimentation par stade de vie
Stade de vieQuantité de fourrageCéréales et supplémentsRepas par jour
Entretien adulte1,0 à 1,5 % du poids vif en matière sècheAucune, sauf si le pâturage est pauvreFoin à volonté; accès au pâturage
Animal de travail ou de bâtEntretien plus énergie supplémentairePetite ration de céréales proportionnelle à la charge de travailÀ volonté plus 1 à 2 distributions de concentré
Fin de gestation (6 dernières semaines)Fourrage accru; surveiller l'état corporelMinéral pour camélidés; petite quantité de céréales si nécessaireÀ volonté plus supplément
LactationFourrage et apport minéral accrusCéréales au besoin pour maintenir l'état corporelÀ volonté plus supplément
Sevrage à 12 moisFoin de bonne qualité; pâturage créepMinéral spécifique aux camélidésÀ volonté
De 1 à 2 ansFourrage de qualité; éviter la suraliimentationSupplément minéralÀ volonté

Eau et sel

L'eau propre doit être disponible en tout temps. Par temps de gel, des abreuvoirs chauffés préviennent la déshydratation. Du sel blanc ordinaire offert à volonté couvre les besoins en sodium et encourage une consommation d'eau adéquate. Ne pas substituer un bloc de sel formulé pour les bovins ou les chevaux comme seule source minérale.

Santé du lama croisé

Les lamas croisés partagent le profil de santé des lamas domestiques en général. Les problèmes courants comprennent les parasites internes, le stress thermique, les affections des pieds et les maladies dentaires. Avec de bons soins, la durée de vie atteint généralement 15 à 25 ans.

Les lamas croisés ne présentent pas un profil pathologique distinct par rapport aux animaux de type enregistré. Les risques sanitaires reflètent la biologie de l'espèce, les conditions d'élevage et la région géographique plutôt que l'ascendance. La diversité génétique étendue des individus croisés ne leur confère pas d'avantages ni de désavantages mesurables en matière de santé par rapport aux animaux de type fermé, à l'échelle de la population.

La tâche de gestion sanitaire continue la plus importante dans la plupart des régions est le contrôle parasitaire. Les nématodes gastro-intestinaux, en particulier Haemonchus contortus (le ver de Barberpole), provoquent une perte de poids grave et de l'anémie. Un traitement sélectif ciblé, fondé sur la numération des œufs dans les selles et le score FAMACHA, est plus durable que les traitements systématiques basés sur le calendrier, qui accélèrent les résistances.

Affections courantes chez les lamas croisés
AffectionSignesRemarques
Parasites gastro-intestinauxPerte de poids, pelage terne, gencives pâles, anémie, œdème sous-mandibulaireUtiliser la numération des œufs pour guider le traitement; rotation des enclos
Ver méningé (Parelaphostrongylus tenuis)Faiblesse progressive des membres postérieurs, incoordinationRisque dans l'est de l'Amérique du Nord en présence de cerfs de Virginie; anthelminthique préventif recommandé
Stress thermiqueRespiration buccale, faiblesse, décubitusFournir de l'ombre, de l'eau froide et de la ventilation; tondre les animaux à toison lourde avant l'été
Problèmes des pieds (ongles trop longs, pourriture du pied)Boiterie, posture asymétrique, gonflementTaille régulière; isolement et traitement rapide des animaux infectés
ObésitéExcès d'état corporel, difficulté à se lever, intolérance à la chaleurRéduire les céréales et les pâturages riches; augmenter l'exercice
Malocclusion et usure dentairesSalivation, régurgitation d'aliments mâchés à moitié, perte de poids, halitoseExamen dentaire annuel; ajustement ou taille selon les besoins
Hypocalcémie ou carence minéraleTremblements musculaires, faiblesse, problèmes de reproductionAnalyse du pâturage régional; supplément minéral pour camélidés
Fièvre aphteuse (régions à risque)Lésions buccales, lésions des pieds, salivationMaladie à déclaration obligatoire; vaccination là où elle est disponible
Lymphadénite caséeuse (CLA)Formation d'abcès, surtout autour de la tête et du couCausée par Corynebacterium pseudotuberculosis; biosécurité et dépistage pour les nouveaux animaux
Affections oculaires (entropion, conjonctivite infectieuse)Larmoiement, gonflement, fermeture de l'oeilExaminer les yeux régulièrement; un traitement rapide prévient les lésions cornéennes

Programme de soins préventifs

  • Numération des œufs fécaux toutes les 8 à 12 semaines avec traitement ciblé.
  • Examen vétérinaire annuel comprenant une évaluation dentaire et un score d'état corporel.
  • Programme de vaccination régional selon les recommandations; les vaccins anti-clostridies sont utilisés dans la plupart des régions d'élevage de camélidés.
  • Taille des ongles 2 à 4 fois par année.
  • Supplémentation en sélénium et en minéraux adaptée à l'analyse locale du fourrage.
  • Tonte avant le temps chaud pour les animaux à toison lourde.
  • Quarantaine et dépistage des nouveaux animaux avant leur introduction dans le troupeau.

Reproduction des lamas croisés

Les lamas croisés se reproduisent comme tous les lamas domestiques: les femelles sont à ovulation induite avec une gestation de 11,5 mois et donnent presque toujours naissance à un seul petit. Le croisement avec les alpagas produit des huarizos à fertilité réduite.

Les lamas croisés se reproduisent selon le même schéma que tous les lamas domestiques. Les femelles atteignent la maturité reproductive entre 12 et 18 mois, mais la plupart des éleveurs expérimentés retardent la première saillie jusqu'à ce que la femelle ait atteint au moins les deux tiers de son poids adulte prévu et soit en bonne condition corporelle. Une saillie trop précoce nuit à la croissance et augmente les complications pendant la gestation. Les mâles deviennent fertiles à partir de 2 à 3 ans environ.

Les lamas sont à ovulation induite. La femelle n'a pas de cycle fixe; l'ovulation est déclenchée par l'accouplement. Cela permet la reproduction à presque n'importe quelle période de l'année, bien que beaucoup d'éleveurs préfèrent les saillies de printemps pour produire des crias le printemps suivant, quand les conditions sont plus clémentes. L'accouplement a lieu avec les deux animaux en position couchée (kush), et le mâle émet une vocalisation caractéristique appelée orgling tout au long de l'acte.

La gestation dure environ 11,5 mois (340 à 350 jours). Les naissances simples sont la norme; les jumeaux sont rares et présentent des risques élevés pour la mère et les petits. Les naissances surviennent le plus souvent pendant les heures de clarté. Un cria en bonne santé se lève généralement dans les 30 à 90 minutes suivant la naissance et tète dans les premières heures. Le sevrage a lieu entre 4 et 6 mois.

Le croisement de lamas avec des alpagas est pratiqué dans certaines régions pour tenter de combiner la finesse de la fibre de l'alpaga avec la taille du lama. Les petits sont appelés huarizos (père lama, mère alpaga) ou mistos (père alpaga, mère lama). Les huarizos sont plus grands que les alpagas et présentent une toison d'une finesse intermédiaire. Ils sont généralement fertiles mais affichent un succès reproducteur réduit par rapport à chacune des espèces parentes, et leur fibre se situe entre les deux espèces en qualité. Les programmes visant la production de huarizos exigent une sélection soigneuse et sont moins répandus hors d'Amérique du Sud.

Dans les troupeaux non enregistrés, la reproduction non intentionnelle entre membres du troupeau est la cause la plus fréquente de petits de type mixte. Séparer les mâles des femelles en dehors des périodes de reproduction planifiée est la principale stratégie pour maîtriser la reproduction.

Données de reproduction des lamas croisés
ParamètreValeur
Âge de la femelle à la première saillie12 à 18 mois (à poids adéquat)
Âge du mâle à la reproduction2 à 3 ans
Type d'ovulationInduite; pas de cycle d'oestrus fixe
Durée de gestation340 à 350 jours (environ 11,5 mois)
Taille de la portéePresque toujours 1 cria; les jumeaux sont rares
Poids à la naissance8 à 14 kg (plus faible chez les croisements alpaga)
Mise debout du criaGénéralement dans les 30 à 90 minutes suivant la naissance
Âge au sevrage4 à 6 mois
Fertilité du huarizo (lama x alpaga)Réduite mais non nulle

Questions fréquentes sur les lamas croisés

Questions courantes sur les lamas croisés portant sur la taille, le tempérament, la fibre, les besoins en soins, la durée de vie et la différence entre un lama croisé et un huarizo.

Qu'est-ce qu'un lama croisé?

Un lama croisé est un lama domestique dont l'ascendance comprend plus d'un type de lignée, le plus souvent une combinaison du type Ccara à poil court et du type Tampuli lainé, sans pedigree enregistré. Les animaux ayant une ascendance alpaga constituent une autre catégorie d'individu croisé.

Quelle taille atteignent les lamas croisés?

La plupart s'inscrivent dans la fourchette typique du lama: 100 à 200 kg et 1,0 à 1,2 m au garrot. Les animaux avec une ascendance alpaga notable ont tendance à être plus petits. La taille varie selon la lignée individuelle.

Quelle est la durée de vie d'un lama croisé?

Avec de bons soins, les lamas croisés vivent couramment 15 à 25 ans. C'est comparable à tous les lamas domestiques. La nutrition, le contrôle parasitaire et le suivi dentaire ont la plus grande influence sur la longévité.

Les lamas croisés peuvent-ils produire de la fibre utilisable?

Oui. La qualité de la fibre varie selon l'ascendance. Les animaux portant plus d'influence Tampuli ou alpaga peuvent produire une toison fine convenant au filage. Ceux avec plus d'ascendance Ccara produisent une fibre plus grossière adaptée aux tapis, aux cordages et à l'artisanat. La tonte est nécessaire pour les individus à toison abondante, quelle que soit l'utilisation prévue.

Les lamas croisés sont-ils de bons animaux de garde pour les moutons et les chèvres?

Les lamas croisés peuvent être des gardiens de troupeaux efficaces. Le comportement de garde est propre à l'espèce et n'est pas limité aux types enregistrés. On place généralement un mâle castré ou une femelle non reproductrice avec le troupeau. L'efficacité varie selon l'individu.

Quelle est la différence entre un lama croisé et un huarizo?

Un lama croisé a une ascendance provenant de deux types de lamas ou plus seulement. Un huarizo est un hybride lama-alpaga, plus précisément le petit d'un père lama et d'une mère alpaga. Les huarizos sont généralement plus petits que les lamas, portent une toison plus fine et ont une fertilité réduite par rapport à chacune des espèces parentes.

Combien de lamas dois-je garder?

Au minimum deux camélidés. Les lamas sont des animaux de troupeau et un lama seul est stressé et souvent difficile à gérer. Un lama ou un alpaga compagnon, ou parfois un mouton ou une chèvre accepté dès le sevrage, peut lui tenir compagnie, mais des compagnons camélidés sont préférables.

Les lamas croisés ont-ils besoin d'être tondus?

Les animaux à toison moyenne ou épaisse ont besoin d'une tonte annuelle, habituellement au printemps avant les chaleurs. Les individus à poil court peuvent n'avoir besoin que d'une taille légère. Tous les lamas à toison lourde profitent d'une tonte avant l'été dans les régions chaudes pour prévenir le stress thermique.

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